Ce n’est pas facile de vivre au Moyen-Age avec un homme qui chaque matin efface de l’ardoise la liste des courses et des choses à faire pour y écrire un aphorisme qui ne veut le plus souvent rien dire …

        C’est ce qu’elle a dit aux policiers en leur tendant le tranchelard maculé de raisiné O positif.

(l’effet Manchot, p 23)

    

 

Quand on se met en tête de cogiter au jour le jour, d’inscrire en une ou deux phrases ses pistes, ses impasses ou ses émotions quotidiennes, on ne peut se figurer manquer de souffle pour une distance aussi courte, un exploit aussi inutile et infinitésimal. Mais bientôt, on ne distingue déjà plus, depuis le large, que les sillons de ses propres imaginaires et cogitant livrés à l’instant, et on n’a plus d’autre recours que la vie et son phrasé insensé, cocasse et répétitif.

       L’ardoise est le scénario spontané d’un effacement quotidien : phrases, cogitations, poèmes courts, faits et récits en chute libre livrés sur mon blog « L’esquive du manchot-épaulard » d’octobre à décembre 2008.

 

 épuisé

si épuisé...

 

Elle en dit du bien : hic!

 

 

          

                Stéphane Prat

   écrivain de variété

 

 

manchot-epaulard@laposte.net